Le monde dans ma classe

Histoire des fausses nouvelles

✒ Léonore Darrobers, Professeure agrégée d'Histoire

À l’heure des réseaux sociaux et des contenus viraux, les « fake news » semblent appartenir à notre temps. Pourtant, la désinformation n’est pas née avec Internet. Bien avant les écrans et les algorithmes, les sociétés humaines connaissaient déjà les rumeurs, les calomnies et les manipulations. Les supports changent et les rythmes s’accélèrent, mais le phénomène peut faire l’objet d’une histoire.

Pour aider les enseignants à transmettre aux élèves une distance critique face aux informations reçues, le CLEMI, Centre pour l’éducation aux médias et à l’information du réseau Canopé, en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, propose une histoire en dix tableaux des fausses nouvelles (2019). Cette démarche rejoint les analyses de Michel Pretalli et Giovanni Zagni dans « Une histoire de la désinformation : Fake news et théories du complot des Pharaons aux réseaux sociaux » (2025). Leur constat est partagé : la désinformation a toujours existé. Elle épouse simplement, selon les époques, diverses techniques et de multiples rapports au pouvoir.

Dès lors, une question s’impose : comment apprendre à trier, à se repérer, à identifier les sources fiables et les informations pertinentes ? Dans ce contexte, l’école et les bibliothèques se trouvent en première ligne.

Une histoire ancienne de la manipulation de l’information 

A) La manipulation de l’information, outil d’influence politique et militaire

L’un des intérêts majeurs d’une histoire longue des fausses nouvelles est de rappeler que le mensonge informationnel ne date pas d’hier. Michel Pretalli et Giovanni Zagni en font remonter l’un des plus anciens exemples connus à l’époque d’Amenhotep IV, au XIVe siècle avant notre ère. La ville de Byblos, alliée de l’Égypte, est alors assiégée. Deux tablettes d’argile contradictoires parviennent au pharaon. L’une, envoyée par ses adversaires, affirme qu’une épidémie de peste sévit dans la ville et qu’une intervention égyptienne risquerait de contaminer l’armée. L’autre, signée par le roi de Byblos, Rib-Haddi, nie la présence de la maladie et implore l’envoi de renforts. Les historiens ignorent aujourd’hui laquelle disait vrai. Mais une chose est certaine : les deux récits s’excluent, dès lors, au moins l’un des deux cherchait à influencer la décision du souverain.

Dans l’Antiquité romaine, la manipulation de l’information devient un outil assumé de guerre. Les traités militaires théorisent l’intérêt de semer le doute et la confusion chez l’ennemi. À Rome, Cicéron fournit un exemple célèbre : pour convaincre les sénateurs de lui faire confiance, il fait passer son rival Catilina pour un incendiaire prêt à brûler Rome. Si on doute aujourd’hui de la réalité d’un tel projet, le récit s’impose et se diffuse largement à l’époque. Un mécanisme est déjà perceptible : pour être efficace, la désinformation s’appuie sur les émotions et la peur.

 

B) Du Moyen Âge à la Renaissance : un « empire du faux » ?

Le Moyen Âge apparaît souvent, dans cette histoire, comme un moment particulier : ce serait « l’empire du faux » selon les mots de l’historien Paul Bertrand, auteur de l’ouvrage Forger le faux. Usage de l’écrit au Moyen Âge (2025, édition du Seuil). Avant l’invention de l’imprimerie vers 1450, les fausses nouvelles voyagent par la parole, par les lettres copiées à la main, par les colporteurs, les voyageurs, et encore les gazettes manuscrites.

La grande forgerie médiévale de la Donation de Constantin est un exemple éloquent. Ce texte, attribué à l’empereur Constantin mais rédigé plusieurs siècles après sa mort, prétendait que ce dernier avait accordé au pape, dès 315, le pouvoir temporel et spirituel sur Rome et l’Occident. Pendant longtemps, ce document fut tenu pour authentique et utilisé pour légitimer les ambitions de la papauté. Ce n’est qu’à la Renaissance que l’humaniste Lorenzo Valla démontre qu’il s’agit d’un faux. En repérant des termes latins impossibles au IVe siècle, il révèle l’anachronisme du texte. Son travail ressemble rétrospectivement à une forme précoce de fact-checking : chercher le détail qui trahit l’imposture. Selon Paul Bertrand, il est le premier lanceur d’alerte.

À partir des XVe et XVIe siècles, une génération d’humanistes entreprend en effet de revisiter les textes médiévaux, contribuant à forger l’image d’un « âge sombre », perçu comme une parenthèse entre l’Antiquité et la Renaissance. De nombreux écrits apocryphes, notamment des récits bibliques ou évangéliques largement diffusés au Moyen Âge, sont alors écartés du canon officiel. Pourtant, cette vision masque une réalité plus complexe. Loin d’être un simple âge du faux, la période médiévale constitue un moment de bascule dans le rapport à l’écrit.

Paul Bertrand distingue ainsi plusieurs phases. Entre le VIIIe et le XIe siècle, dans le monde carolingien et post-carolingien, il est courant – et souvent accepté – de réécrire le passé en fonction des besoins politiques ou institutionnels. Le XIIe siècle marque un tournant : il correspond à la fois à un apogée des manipulations documentaires et au début d’une remise en cause de ces pratiques. Enfin, du XIIIe au XVe siècle, l’écrit acquiert progressivement une autorité nouvelle, notamment dans les domaines juridique et administratif, et le faux devient de plus en plus condamnable.

Paradoxalement, c’est au moment même où l’écrit gagne en importance que les falsifications se multiplient. Entre le XIe et le XIIIe siècle, de nombreuses chartes sont fabriquées pour compenser l’absence de droits ou de preuves écrites : on produit des documents pour légitimer des situations existantes. Ces pratiques s’inscrivent dans une culture héritée de Cicéron et Saint Augustin, où coexistent plusieurs régimes de vérité : l’historia (le récit des faits), la fabula (ce qui n’a jamais eu lieu) et l’argumentum (ce qui aurait pu arriver). La confusion entre ces registres rend possible une large palette de manipulations.

Mais à partir du XIIe siècle, un nouveau rapport à la vérité s’impose progressivement. Avec le développement des universités, l’essor du droit canon, le retour du droit romain et les influences juridiques et commerciales venues des mondes juifs et islamiques, l’écrit devient une preuve centrale. Dès lors, toute contrefaçon devient insupportable. Le faux cesse d’être une pratique tolérée pour devenir une fraude punissable. Les sanctions se durcissent : excommunication dans le domaine ecclésiastique et même peine de mort à partir du XIIIe siècle pour les faussaires de documents royaux, assimilés à des criminels de lèse-majesté, au même titre que les faux-monnayeurs.

Ainsi, loin d’être un simple « empire du faux », le Moyen Âge apparaît surtout comme une période charnière où se construit progressivement notre rapport moderne à la vérité documentaire. C’est dans cette tension entre usage souple de l’écrit et affirmation progressive de son autorité que naît la notion même de falsification.

 

C) L’imprimerie, accélérateur de croyances et de peurs

L’invention de l’imprimerie ne fait pas disparaître les fausses nouvelles ; elle leur donne au contraire une puissance nouvelle. Avec la multiplication des imprimés, les récits mensongers peuvent désormais circuler plus vite.

À partir du XVIe siècle, la calomnie se répand sous forme de libelles, petits livres au ton agressif, souvent anonymes, insaisissables et violemment polémiques. Au XVIIe siècle, durant la Fronde, les « mazarinades » prennent le relais. Entre 1648 et 1652, près de cinq mille textes satiriques ou burlesques paraissent contre le cardinal Mazarin. Ils attaquent l’homme, ridiculisent le ministre, dénoncent la tyrannie.

Au XVIIIe siècle, dans une société où beaucoup lisent peu, la rumeur se propage par la voix et par le goût du scandale. Ces circuits informels constituaient une forme de journalisme primitif, dans un monde de l’édition étroitement contrôlé : les ouvrages autorisés doivent obtenir un privilège royal, tandis que les imprimeurs sont soumis à une stricte réglementation. À côté de ce système existe ainsi un vaste marché clandestin alimenté depuis l’étranger. Parmi ces « livres philosophiques » (terme qui désigne en réalité tout écrit prohibé) figurent de nombreux libelles diffamatoires, comme les Anecdotes sur Madame du Barry, qui raconte de manière scandaleuse l’ascension de la favorite de Louis XV, en mêlant chronique de cour, insinuations sexuelles et dénonciation politique, dans la tradition d’une littérature de dévoilement qui transforme les puissants en personnages de feuilleton.

La désinformation ne repose donc pas seulement sur des fausses nouvelles isolées, mais sur tout un écosystème de textes, de rumeurs et de copies qui brouillent les frontières entre information et calomnie.

Instrumentalisation, propagande et complotisme : une montée en puissance au « siècle des extrêmes »

A) De la rumeur à la propagande : quand le faux devient une arme

Les fausses nouvelles ne servent pas seulement à divertir, à scandaliser ou à vendre. Elles peuvent aussi devenir de véritables instruments de propagande. En temps de guerre ou de crise politique, la diffusion d’informations inexactes, incomplètes ou délibérément fausses permet de légitimer un pouvoir et de discréditer un adversaire.

Pendant la Première Guerre mondiale, la presse française est censurée et instrumentalisée par le ministère de la Guerre. Le fameux « bourrage de crâne » repose sur une logique simple : protéger le moral national et éviter toute information pouvant servir l’ennemi. Des articles assurent ainsi que les obus allemands n’explosent pas ou que les tirs ennemis sont inefficaces.

L’historien Marc Bloch, au XXe siècle, sera l’un des premiers à analyser de manière rigoureuse les fausses nouvelles de guerre dans ses Réflexions dun historien sur les fausses nouvelles de la guerre (1921). Mobilisé, il a été frappé par la circulation de fausses nouvelles qui exerçaient sur les soldats comme lui une puissante attraction. Il y montrait comment, en temps de guerre, les fausses informations se diffusent avec encore plus de rapidité qu’en temps de paix : la guerre, par l’exacerbation des émotions qu’elle permet, constitue une expérience nouvelle de psychologie sociale. Il entend alors étudier « ces singulières efflorescences de limagination collective » que sont les fausses nouvelles, comme les « profonds frémissements sociaux » qui permettent aux rumeurs de soulever les foules et de déstabiliser les pouvoirs : « En elles, inconsciemment, les hommes expriment leurs préjugés, leurs haines, leurs craintes, toutes leurs émotions fortes. ».

 

B) Le XXe siècle, entre sensationnalisme et diffamation

Avec le développement de la grande presse, les fausses nouvelles prennent au XXe siècle une forme nouvelle : celle du scoop, de la compétition entre journaux et du sensationnalisme. La rapidité l’emporte parfois sur la vérification. En 1927, le journal La Presse annonce triomphalement la réussite de la traversée de l’Atlantique par Nungesser et Coli. Les ventes explosent, mais les deux aviateurs ont disparu. Le journal, discrédité, ne se remettra pas de cette faute.

La presse peut aussi tuer symboliquement, voire conduire à des drames réels. En 1936, Roger Salengro, ministre du gouvernement Blum, est accusé à tort par l’extrême droite d’avoir déserté pendant la Première Guerre mondiale. La campagne de diffamation, relayée notamment par LAction française et amplifiée par Gringoire, devient insoutenable. Après des mois de calomnies publiques, Salengro se suicide. Le cas illustre avec une brutalité particulière les effets destructeurs de la désinformation lorsqu’elle vise un individu.

 

C) Rumeurs, xénophobie et complotisme

Certaines fausses nouvelles ont des effets encore plus dévastateurs lorsqu’elles alimentent la peur de l’autre. Elles révèlent en amplifiant des préjugés déjà présents : racisme, antisémitisme, xénophobie. Elles accompagnent alors des scènes d’hystérie collective, voire des massacres.

En 1893, à Aigues-Mortes, une rumeur affirme que des enfants français ont été tués par des Italiens. Dans un contexte de xénophobie déjà vive, cette fausse information contribue à déclencher un massacre contre les travailleurs italiens. La rumeur n’invente pas seulement des faits : elle transforme une tension latente en violence ouverte (Gérard Noiriel, Le massacre des Italiens, Aigues-Mortes, 17 août 1893, 2010).

Le complotisme prétend révéler une vérité cachée derrière les récits « officiels », en attribuant les événements à des forces occultes. Les Protocoles des sages de Sion en sont l’exemple le plus célèbre. Diffusé au début du XXe siècle, ce texte se présente comme le compte rendu secret d’un complot juif mondial. Il s’agit en réalité d’un faux, construit à partir d’un pamphlet du XIXe siècle et nourri de stéréotypes antisémites. Dès 1921, une enquête du Times en démontre le caractère frauduleux.

Sa force tient à sa forme : rédigé à la première personne du pluriel, le texte donne l’illusion d’une preuve de réunions occultes sionistes. Comme le souligne Pierre-André Taguieff, auteur de Les Protocoles des sages de Sion. Faux et usages d’un faux (2004), il rassemble en un récit cohérent des peurs et croyances déjà largement diffusées. Publié en Russie en 1903, il se propage en Europe après 1917, dans un contexte de crise, où il rencontre un large écho en offrant une explication simple aux bouleversements politiques de la guerre et de l’arrivée du bolchévisme en Russie.

Bien que démonté depuis plus d’un siècle, ce faux continue de circuler. Il illustre la puissance des récits complotistes : le démenti rationnel ne suffit pas toujours à dissiper une croyance lorsqu’elle répond à un besoin de désignation d’un ennemi.

Éduquer à l’information aujourd’hui

A) Pourquoi les fausses nouvelles sont-elles aujourd’hui plus dévastatrices ?

Si la désinformation est ancienne, notre époque connaît néanmoins une rupture. Internet et les réseaux sociaux ont changé l’échelle de l’information. Les fausses nouvelles y circulent de manière instantanée, ubiquitaire, démultipliée. Elles peuvent être produites par des acteurs non institutionnels, relayées par des millions d’usagers, sortir de leur contexte et toucher des publics immenses.

Jusqu’à récemment, la désinformation progressait au même rythme que l’information. Désormais, avec les réseaux sociaux, des producteurs d’information non institutionnels ont introduit une forme de chaos inédit. La vitesse de propagation, la massification des contenus et la concurrence entre médias traditionnels, influenceurs, plateformes et comptes anonymes compliquent le rapport au vrai.

À cela s’ajoute l’économie de l’attention. Dans l’univers numérique, le faux rapporte. Les « fermes à clics » permettent de générer des revenus publicitaires par des contenus sensationnalistes ou des récits inventés. Le mensonge devient rentable.

C’est dans ce contexte que la loi tente de s’adapter. En France, la loi du 29 juillet 1881 permet déjà de sanctionner certaines diffusions de fausses nouvelles. Mais la loi du 22 décembre 2018 relative à la lutte contre la manipulation de l’information marque une réponse à la nouvelle donne numérique, en particulier en période électorale. Elle prévoit notamment la possibilité pour un citoyen de saisir un juge afin de faire cesser la diffusion d’une « infox » susceptible d’altérer la sincérité du scrutin, l’obligation pour les plateformes de rendre transparente l’origine des contenus sponsorisés et la possibilité d’interrompre la diffusion de chaînes étrangères soupçonnées de manipulation.

 

B) Vérifier, croiser : la réponse de l’éducation

Cependant, ni la loi ni le fact-checking ne suffisent à eux seuls. Car la désinformation est aussi un enjeu civique et pédagogique. C’est pourquoi l’éducation aux médias et à l’information joue un rôle central.

Le fact-checking moderne, tel qu’on le connaît aujourd’hui, émerge dans la presse au XXe siècle. Dès les années 1920, certaines rédactions mettent en place des procédures de vérification des informations, mais c’est pendant la Seconde Guerre mondiale que cette pratique se formalise réellement. L’expérience de la « Rumor Clinic » du Boston Herald (1942-1943) constitue à cet égard un moment fondateur. Dans un contexte marqué par la guerre et la propagation de rumeurs liées à la « cinquième colonne », des journalistes, appuyés par des informateurs et des experts, lancent une rubrique hebdomadaire dédiée à la vérification des rumeurs. Chaque semaine, plusieurs informations sont passées au crible et méthodiquement démontées. Entre le 1er mars 1942 et le 5 décembre 1943, près de 4 000 rumeurs sont ainsi examinées, dont 378 démenties par la « Rumor Clinic ». Cette initiative pionnière inspire rapidement d’autres journaux américains et marque une étape décisive dans l’institutionnalisation du fact-checking.

Mais la vérification doit désormais devenir une compétence citoyenne partagée. L’école y est appelée par le Code de l’éducation, qui affirme le droit de chaque élève à une pratique raisonnée des outils d’information. Le CLEMI, notamment à travers la Semaine de la presse et des médias dans l’école, joue un rôle essentiel. Les bibliothèques, et en particulier la BnF, contribuent elles aussi à diffuser une information pluraliste, contextualisée et référencée.

Concrètement, apprendre à se repérer dans l’information suppose des réflexes simples mais décisifs : identifier la source, vérifier l’auteur, évaluer la vraisemblance d’un récit, repérer l’intention de publication, contrôler les références citées, vérifier les images, comparer plusieurs publications sur le même sujet. Avant même cela, il faut aussi apprendre à interroger sa propre réaction : Qu’est-ce que cette information provoque en moi ? Peur, colère, satisfaction, confirmation d’une croyance ? Cette première étape est fondamentale, puisque les fausses nouvelles prospèrent aussi bien sur nos émotions que sur notre ignorance.

Conclusion 

L’histoire des fausses nouvelles enseigne donc une double leçon. En premier lieu, la désinformation n’est pas un phénomène récent : elle accompagne de longue date les sociétés, leurs conflits et leurs rapports de pouvoir. En second lieu, notre époque lui donne une force nouvelle en raison de la vitesse, de l’ampleur et de l’économie propre au numérique.

Face à cela, l’enjeu n’est pas de faire disparaître ni les rumeurs ni les mensonges ; il est d’armer les citoyens, dès l’école, pour reconnaître les mécanismes du faux.

✒ Les autrices et les auteurs

Léonore Darrobers

Léonore Darrobers

Professeure agrégée d'Histoire

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