Après une formation aux métiers du livre à l'IUT de Bordeaux, j'ai exercé une dizaine d'années comme libraire jeunesse à Montpellier. En 2019, je poursuis mon parcours à Rennes, où je me spécialise dans le polar et les littératures de l'imaginaire (fantastique, science-fiction, fantasy). En 2025, je rejoins l'équipe de la librairie généraliste Lo Païs à Draguignan.
Je porte un intérêt particulier à l'illustration jeunesse, aux littératures de genre, à l'ésotérisme, aux arts graphiques ainsi qu'au cinéma.
Parallèlement à mon activité en librairie, je contribue depuis 2006 à Page des libraires. J'ai également collaboré à 813 et à Temps noir, deux revues de référence consacrées au roman policier, et rédigé plusieurs notices pour le Dictionnaire des littératures policières de Claude Mesplède.
Au fil des années, je me suis particulièrement attaché aux œuvres de Gudule, Jean-Bernard Pouy, Thierry Jonquet, Pierre Bourgeade et Sébastien Japrisot, en développant autour d'elles un travail de recherche et de valorisation. En 2017, mes travaux consacrés à Jean-Bernard Pouy ont été récompensés par le Prix Maurice-Renault de la meilleure étude critique.
Rencontre avec Jean-Marie David-Lebret de la librairie Lo Païs à Draguignan.
Comment et pourquoi êtes-vous devenue libraire ?
Si j’ai d’abord étudié le droit, ma passion pour les livres a vite repris le dessus. Depuis l’adolescence, je fréquente les salons littéraires, je collectionne les ouvrages et je vais à la rencontre des auteurs. Réorienter ma carrière vers les métiers du livre s'est donc imposé comme une évidence. Pour moi, les librairies ont toujours été des lieux habités et inspirants. Choisir d'y travailler, c'était d'abord le besoin d'être au plus près de l'objet-livre et de son univers. Mais au-delà de ce plaisir, ce métier prend tout son sens dans la transmission et le partage avec les clients : écouter leurs envies, échanger sur nos coups de cœur et dénicher le livre parfait pour un moment précis de leur vie. Enfin, ma plus grande satisfaction reste la joie d'éveiller les plus jeunes à la lecture : susciter leur curiosité, nourrir leur imaginaire et leur transmettre, dès le plus jeune âge, le goût des histoires.
Racontez-nous une anecdote amusante avec un client.
Lors d’un salon du livre, un lecteur a parcouru plusieurs centaines de kilomètres juste pour rencontrer une autrice sur notre stand. L'alchimie a tellement bien pris que, lorsqu'est venu le moment de repartir, l'autrice m'a simplement tendu son billet de train... pour repartir avec lui ! Ils ont vécu une magnifique histoire d'amour. Preuve qu'en librairie, en plus de conseiller des romans, il nous arrive aussi de provoquer des passions ! Une autre fois, c'est l'illustrateur du célèbre Gruffalo, Axel Scheffler, qui est entré incognito alors qu'il passait ses vacances dans la région. Alors que nous discutions, une cliente un peu impatiente est venue nous interrompre... Il s'agissait simplement de sa femme !
Quel est le premier livre de votre bibliothèque que vous allez rouvrir ?
J'ai une telle pile de livres à découvrir que je consacre finalement très peu de temps aux relectures. Ce qui ne m'empêche pas, paradoxalement, de racheter un livre que j'ai adoré simplement parce qu'il ressort dans une nouvelle édition ! Mais s'il fallait vraiment n'en rouvrir qu'un, ce serait sans hésiter L'Été meurtrier de Sébastien Japrisot. C'est un roman d'une virtuosité folle. La construction mêlant plusieurs points de vue, le travail d'orfèvre sur la langue et cet équilibre parfait entre l'humour et un sens aigu de la tragédie en font une lecture brillante et inoubliable.
Comment et pourquoi êtes-vous devenue libraire ?
Jean-Marie David-Lebret Si j’ai d’abord étudié le droit, ma passion pour les livres a vite repris le dessus. Depuis l’adolescence, je fréquente les salons littéraires, je collectionne les ouvrages et je vais à la rencontre des auteurs. Réorienter ma carrière vers les métiers du livre s'est donc imposé comme une évidence. Pour moi, les librairies ont toujours été des lieux habités et inspirants. Choisir d'y travailler, c'était d'abord le besoin d'être au plus près de l'objet-livre et de son univers. Mais au-delà de ce plaisir, ce métier prend tout son sens dans la transmission et le partage avec les clients : écouter leurs envies, échanger sur nos coups de cœur et dénicher le livre parfait pour un moment précis de leur vie. Enfin, ma plus grande satisfaction reste la joie d'éveiller les plus jeunes à la lecture : susciter leur curiosité, nourrir leur imaginaire et leur transmettre, dès le plus jeune âge, le goût des histoires.
Racontez-nous une anecdote amusante avec un client.
J-M.D.L Lors d’un salon du livre, un lecteur a parcouru plusieurs centaines de kilomètres juste pour rencontrer une autrice sur notre stand. L'alchimie a tellement bien pris que, lorsqu'est venu le moment de repartir, l'autrice m'a simplement tendu son billet de train... pour repartir avec lui ! Ils ont vécu une magnifique histoire d'amour. Preuve qu'en librairie, en plus de conseiller des romans, il nous arrive aussi de provoquer des passions ! Une autre fois, c'est l'illustrateur du célèbre Gruffalo, Axel Scheffler, qui est entré incognito alors qu'il passait ses vacances dans la région. Alors que nous discutions, une cliente un peu impatiente est venue nous interrompre... Il s'agissait simplement de sa femme !
Quel est le premier livre de votre bibliothèque que vous allez rouvrir ?
J-M.D.L J'ai une telle pile de livres à découvrir que je consacre finalement très peu de temps aux relectures. Ce qui ne m'empêche pas, paradoxalement, de racheter un livre que j'ai adoré simplement parce qu'il ressort dans une nouvelle édition ! Mais s'il fallait vraiment n'en rouvrir qu'un, ce serait sans hésiter L'Été meurtrier de Sébastien Japrisot. C'est un roman d'une virtuosité folle. La construction mêlant plusieurs points de vue, le travail d'orfèvre sur la langue et cet équilibre parfait entre l'humour et un sens aigu de la tragédie en font une lecture brillante et inoubliable.